17 mai 2007
Composition du gouvernement de François Fillon, premier ministre de Nicolas Sarkozy
François Fillon, 1er ministre de Nicolas Sarkozy
16 mai 2007
Nicolas Sarkozy à l'Elysée, "Je n'ai pas le droit de décevoir."
Cérémonie d'investiture de Nicolas Sarkozy, élu Président de la République le 6 mai 2007
Après avoir été accueilli par Jacques Chirac vers 11 heures en bas des marches du palais de l'Elysée, notre nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est adressé aux français et a prononcé son premier discours en tant que Président de la République française.
Voici quelques extraits de son discours :
Devant 500 invités réunis dans le jardin d’hivers de l’Elysée, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il n'avait pas «le droit de décevoir» et a insisté sur les exigences de "rassembler les Français", de "respecter la parole donnée et de tenir les engagements", "de réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect", "de tolérance et d'ouverture", "de changement", "de sécurité et de protection", "d'ordre et d'autorité", de "résultat", de "justice", et "de rompre avec les comportements du passé".
La lecture de la dernière lettre du résistant communiste Guy Môquet dans les lycées constituera un "message fort" pour les jeunes générations et représente un "combat pour l'émancipation humaine
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi que sa première décision de président de la République serait de "demander au futur ministre de l'Education nationale" que "soit lue en début d'année à tous les lycéens de France" la lettre écrite par le résistant communiste Guy Môquet la veille de son exécution.
Jeune militant communiste, Guy Môquet a été fusillé le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique) parmi 50 otages exécutés en représailles du meurtre d'un officier allemand.
"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse.
Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose.
Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino.
Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour.
A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup.
Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"
Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"






























































